Les résultats obtenus dans le thème 3 de CRISES ont, dans une large mesure, validé l'hypothèse que la crise qui semble spécifique à notre situation actuelle peut être comprise comme la forme particulière d'un fait de structure qui produit des mutations dans l'histoire, dans les sociétés, le territoire, les devenirs des formes et des savoirs.
Désormais il ne peut donc s'agir seulement de considérer la crise simplement dans ses aspects négatifs de perturbation d'un « vivre ensemble » établi, il faut la comprendre aussi dans les capacités qu'elle révèle d'accueil du nouveau – c'est-à-dire comme une dynamique interne aux sociétés permettant l'invention de formes collectives nouvelles. Nous ne considérons pas, autrement dit, dans ce thème, la crise simplement dans ses aspects négatifs de perturbation d'un « vivre ensemble » établi, mais comme une dynamique interne aux sociétés permettant la construction de formes collectives nouvelles dont l'œuvre d'art est l'exemple le plus patent. Il s'agira d'analyser ces phénomènes de manière multiscalaire dans des programmes spécifiques qui constituent, pour certains (comme « Artémidore » ou « Les Platonismes ») la continuation de travaux existants ou leur évolution (« Epistemon » ou « Les Fins »), et pour d'autres (comme le projet « définir l'épique ») des propositions nouvelles.
Programme 1 : L'Art et l'histoire de l'Art face aux mutations visuelles de l'époque contemporaine
Programme 2 : Réceptions, reconfigurations des traditions
Programme 3 : GRATa : Groupe de Recherches sur l'Antiquité tardive
Programme 4 : Epistémon
Programme 5 : Les fins, formes, histoires, théories
Programme 6 : Intersites XIXe siècle : Insistances du passé. Retours et rémanences au XIXe siècle