Soutenance de thèse

Le Lundi, 28. octobre 2019 -
9:00 - 13:30
Salle des Actes à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 - Site Saint Charles

Madame Elodie CAYUELA

Soutiendra lundi 28 octobre 2019 à 9 h

Salle des Actes à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 - Site Saint-Charles -

une thèse de DOCTORAT

Discipline : Histoire de l’Art spécialité Art moderne

Titre de la thèse : Théorie et pratique du portrait en France et en Grande-Bretagne au XVIIIe siècle : regards croisés

Composition du jury :

  • M. Olivier BONFAIT, Professeur, Université de Bourgogne
  • M. Christian MICHEL, Professeur, Université de Lausanne (Suisse)
  • Mme Marlen SCHNEIDER, Maîtresse de conférences, Université de Grenoble
  • M. Thierry VERDIER, Professeur, Université Paul-Valéry Montpellier 3
  • Mme Michèle-Caroline HECK, Professeure émérite, Université Paul-Valéry Montpellier 3 - directrice de thèse

Résumé thèse

Le projet de thèse présenté se propose d’introduire une étude comparative entre le portrait français et britannique au XVIIIe siècle. Il s’agit d’analyser leurs influences réciproques en matière d’iconographie ou encore de style. En outre, il est nécessaire de comparer leurs particularités, leurs conceptions, leurs pratiques et leurs théories, afin d’en faire ressortir les points communs ou, au contraire, les différences. Le portrait peint à l’huile est essentiellement l’objet de l’étude, mais il semble toutefois important d’inclure la miniature ou encore le pastel. Le XVIIIe siècle est envisagé selon une acceptation large. Il faut en effet élargir les recherches à la fin du XVIIe siècle, notamment car il s’agit des années d’exil de Jacques II, roi d’Angleterre, et de sa cour, à Saint-Germain-en-Laye, de 1689 à 1712. De même, certains écrits publiés au début du XIXe siècle paraissent primordiaux pour appréhender les liens entre la France et la Grande-Bretagne, à l’instar des Souvenirs d'Élisabeth Vigée-Lebrun, puisque l’artiste y évoque sa pratique du portrait lors de son séjour à Londres, en 1802, tout en critiquant la production picturale anglaise, dont celle de Sir Joshua Reynolds, donnant, de fait, sa conception.
Nous pourrions donc réaliser une étude comparative, en présentant la manière dont le portrait était perçu de part et d’autre de la Manche. Dans un premier temps, la théorie du portrait dans ces deux pays serait mise en parallèle. Puis, leurs influences réciproques du point de vue stylistique ou encore iconographique seraient analysées. Enfin, il faudrait se pencher sur la réception de l’art français en Grande-Bretagne, et inversement. La confrontation de ces deux pays en matière d’écrits artistiques sur le portrait pourrait être particulièrement enrichissante, compte tenu de la place différente que le genre pictural semblait occuper dans chacun, l’école anglaise étant spécialisée dans ce domaine, contrairement à la France.