BAGNOL Jean-Marc

 

Docteur de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 (histoire contemporaine)

Professeur certifié dans l’enseignement secondaire, actuellement en poste au collège Jean Jaurès de Saint-Chinian (Hérault)

 

Activités scientifiques :

A soutenu sa thèse de doctorat le 23 novembre 2007 sur Les Députés héraultais et la viticulture dans l’entre-deux-guerres : organes de décision, relais de pouvoir, législation (mention très honorable avec les félicitations du jury à l’unanimité).

Jury composé de :
Madame Geneviève Gavignaud-Fontaine, Professeur d’Histoire contemporaine, Université Paul-Valéry-Montpellier III, Directrice de thèse
Monsieur le Doyen Paul Alliès, Professeur de Science politique, Université Montpellier I, rapporteur
Monsieur Christian Amalvi, Professeur d’Histoire contemporaine, Université Paul-Valéry Montpellier III, président
Monsieur le Sénateur Gérard Delfau, Membre honoraire de l’Université Paris VII-Sorbonne
Monsieur Gilbert Larguier, Professeur d’Histoire moderne, Université de Perpignan, rapporteur
Monsieur Édouard Lynch, Maître de conférence d’Histoire contemporaine, Université de Lyon II

Résumé :
Cette synthèse se propose d’explorer la relation entre politique et viticulture à travers l’étude du rôle d’Édouard Barthe et des députés de l’Hérault lors de la mise en place d’une importante législation viticole dans la France de l’entre-deux-guerres. Ce département est alors le plus gros producteur de vin du pays.
Il s’agit, dans un premier temps, de mener une étude prosopographique des élus du vin. L’analyse des discours des campagnes électorales confrontés aux parcours des élus montre nettement l’influence du milieu viticole sur les parlementaires héraultais.
La deuxième partie répertorie les modes d’intervention des élus à la Chambre des députés, de la tribune à la puissante commission des boissons dirigée par l’héraultais Barthe en passant par le groupe viticole, le tout complété par les relais de pouvoir nationaux (groupes de pression et syndicats…) et locaux (presse…).
Enfin une troisième partie décrypte les lois viticoles ainsi mises en place, en montrant le processus de fabrication de la loi sous la Troisième République. La place prépondérante des parlementaires héraultais dans cette nébuleuse viticole est ainsi clairement mise en évidence à travers l’adoption du Statut de la viticulture dans les années 1930.

Axes de recherche :

Mes thèmes de recherche s’inscrivent dans la continuité des analyses menées de la maîtrise à la thèse. Ils concernent l’histoire rurale et l’histoire politique, pour la période de la Troisième République, et plus particulièrement l’entre-deux-guerres. Après avoir étudié des groupes d’élus locaux (conseillers généraux, députés), je m’intéresse au lien entre le politique et le viticole afin d’analyser au niveau national les composantes de la nébuleuse viticole d’alors (commission des boissons, groupe viticole…) et de comprendre comment la défense viticole est prise en charge par les parlementaires qui en retirent, en contrepartie, du pouvoir et de la légitimité (voir par exemple les célébrations à la fois républicaines et viticoles : jubilés parlementaires de députés, Fête nationale des vins de France…).

Je suis également membre de la chaire Unesco « Culture et tradition du vin » (M.S.H. de Dijon-Université de Bourgogne).

 

Travaux et publications :

 

Ouvrage :

Le Midi viticole au Parlement. Édouard Barthe et les députés du vin de l’Hérault (années 1920-1930), Montpellier, Presses Universitaires de la Méditerranée, 2011, 462 p. (préface de Geneviève Gavignaud-Fontaine).

 

Présentation de l’éditeur :
Cette synthèse se propose d’explorer la relation entre politique et viticulture à travers l’étude du rôle d’Édouard Barthe et des députés de l’Hérault lors de la mise en place d’une importante législation viticole dans la France de l’entre-deux-guerres. Ce département est alors le plus gros producteur de vin du pays.
Il s’agit, dans un premier temps, de mener une étude prosopographique des élus du vin. L’analyse des discours des campagnes électorales confrontés aux parcours des élus montre nettement l’influence du milieu viticole sur les parlementaires héraultais.
La deuxième partie répertorie les modes d’intervention des élus à la Chambre des députés, de la tribune à la puissante commission des boissons dirigée par l’héraultais Barthe en passant par le groupe viticole, le tout complété par les relais de pouvoir nationaux et locaux.
Enfin une troisième partie décrypte les lois viticoles ainsi mises en place, en montrant le processus de fabrication de la loi sous la Troisième République. La place prépondérante des parlementaires héraultais dans cette nébuleuse viticole est ici clairement mise en évidence à travers l’adoption du Statut de la viticulture dans les années 1930.

 

Communications dans un colloque national :

– « Les Conseillers généraux de la Vaunage de 1870 à 1998 », in colloque La Vaunage au XXème siècle, Jean-Marc ROGER (direction), Maurice AGULHON (présidence), Nîmes, 10 et 11 avril 1999, volume II, Nîmes, Association Maurice Aliger, 2000, 503 pages, pp. 377-396.

– « Une Plaque tournante de l’activité viticole au temps du Statut de la viticulture : la commission des boissons de la Chambre des députés (1919-1939) », in Vin et République 1907-2007, colloque organisé par le Comité d’Histoire Parlementaire et Politique, le Centre d’Études des espaces locaux (Montpellier I) et le Centre Croyances et Mentalités Contemporaines (Montpellier III), Montpellier, 18 et 19 octobre 2007, Paris, Editions Pepper-L’Harmattan, 2009, 308 pages, pp. 193-208.

 

Communications dans des journées d’études :

– « Les Parlementaires héraultais de la IIIème République et les questions viticoles », in La Grappe au Poing. Les socialistes languedociens et la question viticole. Actes de la Journée d’études du Comité Jean Jaurès de Béziers (30 avril 2005), Fabien NICOLAS (direction), Nîmes, Champ social éditions, 2007, 120 pages, pp. 47-58.

– En cours de publication : « De l’expansion à la contraction de la monoculture viticole en Languedoc-Roussillon : 150 ans de civilisation de la vigne », in La civilisation de la vigne : grandeur, mutations et perspectives, table ronde organisée par l’association Litoraria, Aimargues (Gard), 3 novembre 2007.

 

Articles et chapitres d’ouvrages collectifs :

– « Des associations vigneronnes au lobbying : la Commission Interministérielle de la Viticulture », in  Geneviève Gavignaud-Fontaine et Gilbert Larguier (s. dir.) Corps intermédiaires marchands et vignerons en Languedoc 1704-1939, Perpignan, Presses Universitaires de Perpignan, 2016, p. 123-137.

– Rédaction d’un article concernant l’évaluation des travaux croisés en classe de quatrième de collège dans le cadre du Projet National Innovant de la DAFP (Direction Académique à la Formation Professionnelle), publié sur le site Eduscol, année scolaire 2000-2001.

– « Les députés héraultais et la viticulture dans l’entre-deux-guerres : organes de décision, relais de pouvoir, législation » [analyse critique de la thèse de doctorat], Ruralia, 2007-21,

[En ligne], mis en ligne le 11 avril 2009. URL : http://ruralia.revues.org/document1857.html.

– « Quand la République célébrait les grands crus du Languedoc : la VIIème Fête nationale des vins de France (1er-04 juillet 1939) », Études héraultaises, n° 39-2009, 428 pages, pp. 193-204.

 

Conférences :

– Conférence faite pour les étudiants du Master Histoire et civilisations de l’Université Paul-Valéry Montpellier III, le 02 février 2008 sur le thème « Recherche et méthodologie en histoire rurale ».

– Conférence donnée pour les étudiants de Master et les enseignants membres du laboratoire Mentalités et croyances contemporaines (4ème séance du séminaire de l’équipe de recherche E.A. 4208, Université Paul-Valéry Montpellier III), le 09 février 2009 sur le thème : « Le Vin sur la scène politique française : les élus héraultais dans l’entre-deux-guerres ».

 

Activités en matière d’enseignement :

Enseignement :

Professeur d’histoire-géographie (C.A.P.E.S., 1994) depuis la rentrée 1996, j’ai eu l’occasion de mettre au point et d’améliorer ma pratique pédagogique dans les niveaux les plus divers : après une année de Service National passée au sein du Centre d’Histoire Militaire et d’Études de Défense Nationale (C.N.R.S.) de l’Université Paul Valéry-Montpellier III comme bibliothécaire, j’ai en effet été nommé professeur stagiaire d’histoire-géographie au lycée Philippe Lamour de Nîmes, puis professeur de lettres-histoire-géographie en collège dans la Somme (sur poste à profil P.E.G.C.) et en lycée professionnel à Béziers (L.P. Mermoz).

Je suis depuis 10 ans professeur d’histoire-géographie au collège Jean Jaurès de Saint-Chinian, un petit établissement rural isolé de 150 élèves où j’ai la plupart du temps la charge des quatre niveaux, avec notamment la préparation du Brevet des collèges.

Ces fonctions passionnantes auxquelles s’ajoutent de nombreuses responsabilités pédagogiques m’ont appris à rendre les savoirs scientifiques davantage accessibles au plus grand nombre, en histoire, en géographie et en éducation civique.

 

Activités d’administration et autres responsabilités collectives :

Le collège est un lieu de liberté et de créativité important pour des projets multiples. J’ai donc pu, au cours des années, mettre en place de nombreuses méthodes et activités en lien avec mon enseignement :

– participation, en tant que formateur D.A.F.P.E.N., à des stages destinés aux enseignants sur le thème « Autorité et gestion de classe ».

– pilotage d’une équipe de professeurs, comme professeur principal, comme responsable de projets pédagogiques importants (Actions Educatives et Innovantes…), ou comme tuteur de professeurs stagiaires pour l’I.U.F.M.

– prise en charge d’élèves dans des activités multiples, dans le cadre du cours bien sûr, mais aussi en club, tel le club journal que j’ai créé il y a 10 ans, et que j’anime, ou encore dans le cadre de concours, tel le Concours National de la Résistance et de la Déportation, avec une équipe lauréate en 2003-2004, sans oublier la formation chaque année des élèves délégués de classe.

– liens avec les différents acteurs du système éducatif, au Conseil d’administration du collège, au Foyer Socio-éducatif que je préside.

– lien avec la vie associative du village, comme secrétaire d’une association d’histoire locale, Richesses du Saint-Chinianais, par exemple pour coordonner la réalisation d’un important projet patrimonial sur la pierre sèche.

Ces nombreuses initiatives m’ont constamment permis de prendre des responsabilités tout en lançant en permanence des projets innovants.