P?REZ Brigitte

Statut : 
Autre
Corps : 
PROFESSEUR DES UNIVERSITES EMERITE
Emerite : 
Oui
Habilitation à diriger des recherches : 
Oui
Organisme d’affectation : 
Université Paul-Valéry Montpellier 3
Courriel :

DOMAINES DE RECHERCHE, ACTIVITÉS et PUBLICATIONS

Domaines de recherches :
- le scepticisme antique
- Commentateurs d’Aristote et de Platon
- Aspasios, Commentaire à l’Éthique à Nicomaque. Traduction annotée déposée sur HAL : Livre I, Livre II, Livre III, Livre IV, Livre VII, Livre VIII.

Groupes de recherche:

Membre d' Aporia (institut de recherche international sur le scepticisme)

Membre du Groupe Artémidore (UPVM)

Membre du groupe de recherche Les platonismes (UPVM):

Traduction en cours de Proclus, Commentaire au Cratyle de Platon

Membre associé du Labex ArcHiMedE

Directrice adjointe élue de l’EA CRISES  de 2011 à 2013.

 Responsabilité du Séminaire Quid noui ? (EA CRISES), séminaire interdisciplinaire sur la notion de rupture : années 2008-2009, 2009-2010, 2010-2011. Publié en collaboration sous le titre : Quid noui? Vivre, penser et dire la nouveauté, PULM, 2012, 356 p.

Élue au CNU 8e section collège A 2015-2018.

Organisation de colloques

Co-organisation avec Anastasios Brenner d’un colloque interdisciplinaire et international, dans le cadre du programme 3 Quid Novi en octobre 2018 : « L’incertitude chez les Anciens et les Modernes », publié Champion 2022.

Co-organisation d'un colloque international. Saisir et gérer la peur : Anthropologie de la peur en Grèce de l’antiquité à l’ère chrétienne »,  à Athènes septembre 2017. Colloque soutenu par Université Panteion, Hellenic Open University, Université de Paris I, Université Paul-Valéry Montpellier (EA 4424, C.R.I.S.E.S. et Labex Archimède), Open University of Cyprus, École Française d’Athènes, Institut Suédois d’Athènes. Actes du colloque publiés par Maria Patera, Stavros Perentidis, Jenny Wallenstein, La peur chez les Grecs: Usages et représentations de l’Antiquité à l’ère chrétienne, PUR.

Co-organisation aec Jean Meyers: Nicolas Dortoman et Balaruc, la médecine thermale à la  Renaissance, Colloque international tenu à Montpellier et Balaruc du 18 au 20  septembre 2014. Publié.

Co-organisation avec Philippe Hoffmann et Frédéric Fauquier:

Maxime de Tyr, entre rhétorique et philosophie au iie siècle de notre ère , Colloque International sur les Dialexeis de Maxime de Tyr en collaboration avec le laboratoire CNRS LEM de l'EPHE et  avec le soutien du Labex Archimède.

Dialectiques de l'ascèse, Colloque international de Montpellier,les 18-20  novembre 2009 (en collaboration avec Sabine Luciani et deux historiens de l'EA CRISES, Michel Fourcade et Pierre-Yves  Kirschleger). Publié Br. Pérez-Jean dir.

   Autres activités :

Conférences organisées en tant que présidente de l’association Guillaume Budé (2015-2023):

- Conférence de l’Association Guillaume Budé : Claude Calame, De la mémoire culturelle à la mémoire poétique : les pratiques grecques entre mythe, histoire et rituel, le 3 juin 2015. Auditorium du musée Fabre

- Conférence de l’Association Guillaume Budé : René Martin,
Le phénomène de la radicalisation religieuse dans l'Empire romain des IIIe et IVe siècles, le 11 mai 2016 , Site de saint Charles salle des colloques 2.

_Conférence  de l’Association Guillaume Budé : Christine Mauduit, Professeur à l’ENS,  Un théâtre pour Dionysos , avec des images, le 10 mai 2017 , Site de saint Charles salle des colloques 2.

- Conférence de l’Association Guillaume Budé en association avec les Mercredis de l’Antiquité: Evelyne Prioux,  chargée de recherches au CNRS (UMR 7041 ArScAn, équipe LIMC-ESPRI) :
 Les collections statuaires dans le monde romain : l'exemple des galeries de portraits de poètes et de poétesses, le 21 mars 2018 à 18h30  à l'Auditorium du Musée Fabre.

2019 : Vinciane PIRENNE DELFORGE, Professeure au Collège de France et à l’Université de Liège : L’Olympe au bord de l’Alphée : des concours et des dieux à Olympie.

2020 : Claude AZIZA, émérite de l’université de Paris III, « historien de l’Antiquité fantasmatique » : Les Gaulois de papier.

2021 : Frédéric FAUQUIER, MCF, Université Paul-Valéry, EA 4424 CRISES : Platon et la critique de la théâtralité. De la perversion du théâtre à l’esthétisation de l’existence.

2022 : Despina CHATZIVASILIOU, Collège de France: Sénèque mourant : histoire d’une œuvre.

  Valorisation de la recherche

Des conférences scientifiques nationales ou internationales.

Les Journées de l’Antiquité depuis 2006 :  Organisation de manifestations culturelles et conférences annuelles dans le cadre des Journées de l’Antiquité avec l'ARELAM: voir les programmes des Journées de l’Antiquité en Languedoc Roussillon . J’ai organisé chaque année une conférence ou une manifestation culturelle par exemple :

-– Conférence-débat autour du livre de Johann Chapoutot, Le National -Socialisme et l’Antiquité PUF, Le nœud gordien, le 24 mars 2009 15h-17h  BRED.

– Lecture publique d’Ovide Les métamorphoses dans le cadre du festival international Ovide in Love initialement prévue au Musée des moulages, déplacée à Saint Charles sur le parvis le 23 mars 2018.

PUBLICATIONS

Ouvrages :

 

L’incertitude chez les Anciens et les Modernes,Etudes réunies par Brigitte Pérez-Jean, Anastasios Brenner, Honoré Champion, 2022, Travaux de philosophie, André Charrak et Denis Kambouchner. ⟨hal-03997316⟩

Présentation de l’éditeur :

À la différence de la certitude ou de la probabilité, l’incertitude constitue dans l’histoire de la philosophie et de la culture un thème négligé. Rapportée à des événements, à des états de choses ou à leur représentation, l’incertitude est par définition une modalité vague ; rapportée à l’esprit lui-même, elle revêt, avec une valeur exclusivement négative, une coloration psychologique et affective que n’a pas, sinon à un moindre degré, le doute, disposition intellectuelle ou cognitive plus déterminée dans ses objets et dont il existe toute une culture. Il importait donc d’explorer le champ propre et de reconstruire la trajectoire de la notion d’incertitude, depuis la skepsis pyrrhonienne telle que restituée par Sextus Empiricus jusqu’à Wittgenstein et à la science du XXe siècle. Entre ces deux pôles, cette reconstruction, confiée à des spécialistes d’époques et de disciplines différentes, s’intéresse à des auteurs trop peu pratiqués (Gassendi, G. E. Schulze), mais aussi particulièrement à Cicéron, Montaigne, Descartes, Pascal et Hume.

- Maxime de Tyr, entre rhétorique et philosophie au IIe siècle de notre ère, Études réunies par Frédéric Fauquier et Brigitte Pérez-Jean, Montpellier, PULM, 2016, 216 p.

Présentation de l’éditeur :
L’œuvre conservée de Maxime de Tyr contient quarante-et-un dialexeis sur des sujets variés, surtout la physique, l’eschatologie et l’éthique à l’exclusion de la logique. Ces discours sont peut être des conférences délivrées à Rome, sous le règne de Commode, à un auditoire de « neoi » ou néophytes. L’un des traits caractéristiques de ces conférences est la comparaison entre l’auteur-conférencier, Maxime lui-même, et Socrate ; autrement dit, Maxime fait de Socrate l’exemple par excellence à imiter par les jeunes auditeurs. En outre, on doit se rendre à l’évidence que la rhétorique de l’époque impériale romaine, qui se veut une rhétorique totale — art de la parole, science et éthique —, considère Platon comme « le père et maître des orateurs ». Maxime digne représentant de la Seconde sophistique est bien un philosophe platonicien.
Les études ici réunies projettent de pénétrer au cœur de l’œuvre qui nous a été transmise afin d’en présenter, à travers la diversité des approches, des solutions à la question à la fois historique et philosophique de la place de Maxime de Tyr entre rhétorique et philosophie.
Ce travail a bénéficié du soutien du LabEx ARCHIMEDE au titre du programme « Investissement d’Avenir » ANR-11-LABX-0032-01.

 

- Nicolas Dortoman, Des Thermes de Balaruc, éd. Bilingue,  traduction annotée par Marie-Françoise Delpeyroux, Jean Meyers et Brigitte Pérez-Jean, Paris, Garnier, 2017,  300 p. (sous presse).

- Nicolas Dortoman et Balaruc, la médecine thermale à la Renaissance, Jean Meyers et Brigitte Pérez-Jean éd., Saint-Guilhem-le-Désert, Éditions Guilhem, 2015, 298 p.

Présentation de l'éditeur :
Les études réunies ici permettent de mieux mesurer l’importance de Dortoman dans l’histoire de Montpellier, de la médecine et du thermalisme et de mieux connaître le passé de Balaruc. L’essor thermal à la fin du Moyen Âge, lié à une fréquentation accrue des bains, portée par un souci renouvelé du bien-être corporel et du maintien de la santé, par un retour à un mode de vie antique et par l’émergence de nouvelles pratiques sociales, s’était en effet accompagné dès le XIV siècle en Italie d’une conception thérapeutique des bains et d’une importante production intellectuelle de traités de balneis, qui devint ainsi un véritable genre littéraire médical dont Dortoman fut un des premiers représentants en France.

- Maxime de Tyr. Choix de conférences. Religion et philosophie. Texte établi par M. Trapp, introduit, traduit du grec et annoté par Brigitte Pérez-Jean et Frédéric Fauquier. Paris, Les Belles Lettres, 2014, 170 p.

Présentation de l'éditeur :
Parmi les 41 conférences de Maxime de Tyr, auteur du IIe siècle associé au mouvement de la Seconde Sophistique, ont été retenues celles qui traitent de la philosophie de la religion, tant dans sa dimension institutionnelle (comment accorder rite et pratique avec les exigences de la spiritualité ?) que dans sa dimension plus proprement théologique (comment penser le dieu ? Comment le mal est-il possible ?).
Cette approche conduit à prendre également en compte les conférences portant sur la philosophie de Platon. Tout ce que nous avons gardé de Maxime est écrit au nom de la découverte philosophique et Platon est son modèle, comme penseur et comme « agent éthique ». Un tel projet n'empêche pas toutefois Maxime de divertir son public en l éduquant. Il prétend être capable de s’adresser aux jeunes gens aussi bien qu’aux philosophes les plus sophistiqués. L’attention particulière portée à Platon n’exclut pas la référence à d’autres philosophes. Mais Maxime n’est pas un éclectique qui puiserait des éléments épars afin d’en former un tout ; il demeure persuadé de l’unité fondamentale et essentielle des discours philosophiques, et poétiques, qu’il s’agit de penser au-delà de leur diversité apparente. Seul Épicure est exclu explicitement du chœur des philosophes en raison de son anti-providentialisme. L’un des points cruciaux de la pensée de Maxime est en effet l’organisation de l’univers à partir d’un dieu qui l’a fabriqué ; la référence au Timée, comme chez nombre de platoniciens de cette époque, reste toujours en filigrane derrière cette représentation cosmologique et guide aussi les interprétations allégoriques d’Homère. Maxime évite des digressions techniques et conceptuelles mais il n’hésite pas à montrer une large culture. Le souci affiché de la pratique le conduit à adopter des tons variés, polyphoniques, qui s’adaptent aux auditeurs et aux circonstances.

Quid novi. Vivre, penser et dire la nouveauté Ouvrage coordonné par  Laure ÉCHALIER, Charles GUÉRIN, Sabine LUCIANI et Brigitte PÉREZ-JEAN, Montpellier, PULM, 2013, 514 p.

Présentation de l'éditeur :
La nouveauté prend des formes différentes selon que l’environnement social et culturel dans lequel elle s’inscrit la valorise ou cherche à l’étouffer : subversion, révolution, transformation, changement, innovation, renouveau, renaissance ou rupture. Si la « fureur de la nouveauté » est considérée, d’Euripide à Goethe, comme un facteur agissant de la psychologie humaine, la notion de rupture, aujourd’hui nettement valorisée, comportait un statut problématique dans les mondes anciens. Comment en effet vivre et penser la fracture temporelle au sein d’une culture qui conçoit la nouveauté comme une transformation de la tradition ? Quels outils les lettrés qui choisissent de se faire les agents d’une révolution intellectuelle peuvent-ils employer pour se libérer de l’autorité d’une tradition ? Quels types de discours et d’actes viennent accompagner ces phénomènes de rupture ? C’est cette problématique, au confluent de l’histoire des idées et des mentalités, que se proposent d’éclairer les contributions rassemblées dans le présent volume. Il s’agit de confronter les époques, les traditions et, plus encore, les méthodes d’analyse afin de répondre au défi que pose la notion de nouveauté depuis l’Antiquité.

 

- Achille-Eschyle. Mythe ancien et mythe nouveau. Les sept contre Thèbes et Leucippé et Clitophon (s. dir. Pierre-Louis Malosse et Brigitte Pérez) Montpellier, Presses Universitaires de la Méditerranée, 2012, 170 p.

Présentation de l'éditeur :
En 467 avant Jésus-Christ, Eschyle fait représenter à Athènes sa tragédie en vers des Sept contre Thèbes ; à la fin du iie siècle après J.-C. (voire au début du IIIe), Achille dit « Tatius » écrit à Alexandrie, en prose, le Roman de Leucippé et Clitophon. Entre la poésie dramatique et la prose romanesque, entre Athènes et la nouvelle Athènes que fut Alexandrie, entre le début de l’âge classique et l’époque impériale, s’étend la plus grande part de la littérature grecque de l’Antiquité. Ces deux textes grecs sont au programme de l’agrégation de lettres classiques, pour une année encore.
C’est la raison objective pour laquelle sont publiées dans un seul volume les contributions des spécialistes que nous avons reçus à Montpellier pour deux journées d’études distinctes (sur Eschyle : Malika Bastin-Hammou, Anne de Crémoux, Michel Fartzoff, Anne-Iris Muñoz ; sur Achille : Alain Billault, Jean-Philippe Guez, Dimitri Kasprzyk). Mais cette rencontre fournit l’occasion de développer, dans une perspective strictement littéraire, le rapport que les lecteurs de ces deux auteurs peuvent naturellement faire à travers le prisme du mythe antique. 

 

- Les dialectiques de l'ascèse, s. dir. Brigitte PÉREZ avec la collaboration de Michel FOURCADE, Pierre-Yves KIRSCHLEGER et Sabine LUCIANI. Paris, Classiques Garnier, 2011, 425 p.

Présentation de l'éditeur :Des paganismes aux christianismes, la notion d’ascèse a traversé différents univers linguistiques, constructions philosophiques et théologiques de la chair, appareils de légitimation de sa pratique. Dans sa rencontre avec la théologie chrétienne, l’ascèse signifie l’entraînement de l’âme à la pratique des vertus et au renoncement, inspirant les règles de vie monastique, avant de donner lieu aux controverses mystiques des siècles classiques et aux débats théologiques et politiques de l’époque contemporaine.

 

- Grammairiens et philosophes dans l’Antiquité gréco-romaine. Textes réunis et présentés par Brigitte Pérez et Michel Griffe. Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée (PULM), 2008, 245 p.

Présentation de l'éditeur :
"La grammaire est née en Grèce avec la diffusion progressive de l’écriture phénicienne à partir du IXe siècle avant J.-C. et de son enseignement aux enfants dans les cités. Avec les Stoïciens, la grammaire conquiert un statut bien défini dans la philosophie, entre la logique et la dialectique. Elle perfectionne ses concepts, les catégories grammaticales, entre autres, et l’étymologie des mots, sans devenir pour autant une science du langage indépendante.
À Rome, la grammaire a eu un succès considérable : les élites politiques estimaient qu’on ne pouvait prétendre gouverner le monde sans maîtriser le latin, appelé à devenir la première langue administrative de l’empire. La latinitas, pendant exact de l’hellenismos, conserve l’exigence systématique de la tradition philosophique, tandis qu’elle acquiert des nécessités de l’enseignement une ambition normative.
Les études ici réunies apportent des regards croisés de philosophes, de philologues et de linguistes sur leurs disciplines d’enseignement et leurs représentants antiques."

 

 

- Dogmatisme et scepticisme. L’héraclitisme d’Enésidème. Lille, Presses Universitaires du Septentrion, 2005, 275 p.

Présentation de l'éditeur :
"La philosophie d’Héraclite a dans l’Antiquité été l’objet d’une interprétation de la part des Sceptiques dans laquelle non seulement l’influence de Platon, voire d’Aristote, mais aussi celle des Stoïciens sont sensibles. Sextus Empiricus (IIe siècle de notre ère) nous fait connaître, en la discutant, l’interprétation d’Héraclite avancée par son célèbre prédécesseur Énésidème, le rénovateur du scepticisme pyrrhonien au Ier siècle avant notre ère, qui avait déclaré que le scepticisme « est un chemin vers la philosophie héraclitéenne ». En quel sens faut-il l’entendre ? Le problème de l’« héraclitisme d’Énésidème », auquel est consacré ce livre, renvoie de fait à la relation entre scepticisme et dogmatisme."

 

- L’Allégorie de l’Antiquité à la Renaissance, Études réunies par Brigitte Pérez-Jean et Patricia Eichel-Lojkine 1 vol., 688 p., Champion, 2004. (partie I B. Pérez-Jean éd. et partie II P. Eichel-Lojkine éd.)

Présentation de l'éditeur :
L'allégorie, art de dire autrement, recouvre dès son origine antique deux pratiques, la création de récits allégoriques et l'allégorèse, interprétation rationalisante des mythes. Toute allégorie est travaillée par ces deux tendances, mêlant production et réception, création et interprétation. Il est donc nécessaire de cerner le sens que lui donnent tour à tour les rhéteurs, les philosophes et les théologiens, car chaque discipline, chaque école même, enrichit le concept. L'allégorie a nourri la création littéraire jusqu'à la Renaissance: l'écrivain met en scène des abstractions personnifiées et invente des récits qui doivent se lire selon un double registre, littéral et figuré. Ces textes, pour être déchiffrés, sollicitent l'imagination du lecteur : les images rhétoriques deviennent alors des représentations visuelles cultivant l'ambiguïté et la subtilité.

- Picatrix, La version latine du Ghâyat Al-Hakîm. Un traité de magie médiéval, introduction, traduction et notes par Béatrice Bakhouche, Frédéric Fauquier et Brigitte Pérez, Turnhout, Brepols, Collection Miroir du Moyen Âge, 2003, 388 p.

Présentation de l'éditeur :
"Le Picatrix est l’ouvrage emblématique d’une époque où convergent dans l’Espagne d’Alphonse le Sage les cultures arabes, juives et chrétiennes. Témoignage exceptionnel des « traductions à quatre mains » dans cette aire culturelle, l’ouvrage se pose explicitement comme une traduction d’un original arabe - le Ghâyat Al-Hakîm -, mais ne saurait cependant se réduire à cette seule dimension : le traducteur - voire les traducteurs, tant le mystère demeure autour de la figure des auteurs - retranche ou ajoute à son modèle. Par ailleurs, la magie constitue un des domaines privilégiés des traducteurs de l’époque. Elle présente ici un caractère à la fois scientifique, philosophique et religieux : généralités sur les connaissances préalables indispensables à qui veut agir sur le monde et les hommes, fabrication des talismans, exploitation de tous les règnes - minéral, animal et végétal -, prières aux planètes, données astrologiques, physiques et philosophiques. L’importance de la philosophie est posée d’emblée dès le début du traité, de même que les prolégomènes de nature astronomique, et la pratique magique s’inscrit dans un cadre philosophico-religieux très particulier : hermétisme et néoplatonisme cherchent à s’octroyer une certaine légitimité qui ne mette pas en danger l’orthodoxie religieuse. Enfin, les échos du Picatrix au Moyen Âge et à la Renaissance témoignent de l’intérêt des intellectuels de l’époque pour l’ouvrage. Si la présente édition offre quelque attrait pour un lecteur moderne, c’est qu’elle permet de vérifier l’idée de Claude Lévi-Strauss selon laquelle la magie n’est pas seulement un reflet de la science, mais se présente aussi comme un système complet, une méthode de pensée, de croyance et de connaissances."

- Sextus Empiricus, Contre les Professeurs, édition bilingue grec-français sous la direction de Pierre Pellegrin en collaboration avec Catherine Dalimier, Daniel et Joëlle Delattre, coll. Points Seuil, Paris, 2002, 482 p.

Présentation de l'éditeur :
Dans ces six traités, qui sont ici traduits en français pour la première fois, Sextus Empiricus s'attaque à des disciplines totalement ou partiellement extérieures à la philosophie (« Contre les grammairiens », « Contre les géomètres », « Contre les arithméticiens », « Contre les musiciens », « Contre les rhéteurs » et « Contre les astrologues »). Et de fait le projet de Sextus Empiricus, dans les cinq derniers traités, n'est nullement scientifique. Il s'agit au contraire d'exercer sur les opinions et les théories enseignées un examen sceptique. Chacun de ces petit traités contient de ce point de vue une mine d'arguments, formulés avec une rigueur et une exactitude logique frisant parfois la caricature, mais exemplaires sans aucun doute des « exercices intellectuels » proposés aux apprentis. Les six petits traités de Sextus Empiricus proprement appelés Contre les professeurs sont traduits et présentés en français pour la première fois. Les Esquisses pyrrhoniennes (données par Pierre Pellegrin dans la même collection en 1997) ont pour cible la philosophie telle qu'elle s'est organisée en système à l'époque hellénistique. Ici, en revanche, Sextus s'attaque à des disciplines en tout ou en partie extérieures à la philosophie, pour lesquelles il utilise l'expression consacrée de < cycle des études». Il s'agit d'exercer sur les opinions et les théories enseignées un examen sceptique. Chaque traité constitue donc une source d'informations essentielles sur les savoirs de l'époque, mais contient aussi une mine d'arguments, formulés avec une rigueur logique frisant parfois la caricature, exemplaires des « exercices intellectuels» proposés aux apprentis philosophes.

 

Articles :

-“Aenesidemus”  in Encyclopedia of Scepticism and Jewish Tradition, Giuseppe Veltri ed., Brill  (Forthcoming) (4000 signes).

- « La peur comme affect entre stoïcisme et aristotélisme » dans M. Patera, S. Perentidis, J. Wallensten. La peur chez les Grecs: Usages et représentations de l’Antiquité à l’ère chrétienne, PUR, pp.57-65, 2023.

- « La philosophie», dans Luigi Alberto Sanchi. Les Lettres grecques.Anthologie de la littérature grecque d’Homère à Justinien, LES BELLES LETTRES, pp.1455-1460, 2020, Les Lettres grecques, 978-2-251-45080-3. ⟨hal-03997062⟩

-« Quelle altérité conduit à la suspension du jugement? L’autre sceptique» dans J. Lagouanère. La naissance d’autrui, de l’Antiquité à la Renaissance, Garnier, pp.46-53, 2019. ⟨hal-03997279⟩

 

- « Et pour Énésidème... le plaisir », dans Mélanges Carlos Lévy, Perrine Galand et Ermanno Malaspina éd. , Brepols, collection Latinitates, 2016, p. 177-191.

- « La science des astres comme fondement du savoir (Lucien) » dans L’encyclopédie du ciel, s. la dir. d’Arnaud Zucker, Robert Laffont, collection Bouquins, 2016, p. 945-953.

- « Ne pas dire le principe : usage sceptique et usage théologique de la négation », dans Anne-Isabelle Bouton-Touboulic, Carlos Lévy
 ed., Scepticisme et religion. Constantes et évolutions, de la philosophie hellénistique à la philosophie médiévale, Brepols 2016, p. 119-135.

- Jean Meyers et Brigitte Pérez-Jean, « Introduction : Nicolas Dortoman, un médecin injustement oublié » dans Nicolas Dortoman et Balaruc, la médecine thermale à la Renaissance, J. Meyers et B. Pérez-Jean éd., Éditions Guilhem, 2015, p. i-xi.

- « The Commentary on the Nicomachean Ethics by Aspasius, an ethical commentary ? », On the Fringe of Commentary : Metatextuality in Ancient Near Eastern and Ancient Mediterranean Cultures (Orientalia Lovaniensia Analaecta 232), 2015, p. 313-328.

- « Artémidore et la philosophie de son temps » dans Études sur Artémidore et l’interprétation des rêves, Julien du Bouchet et Christophe Chandezon dir. (Actes de la Journée d’études sur les Onirokritika d’Artémidore – Montpellier 30 mars 2009), Presses Universitaires de Paris Ouest, Nanterre, 2012, p. 53-77.

- « La diaphônia chez Sextus Empiricus et Galien : un conflit fonctionnel? », in La pomme d'Éris, Actes du colloque Le conflit et sa représentation dans l’Antiquité (Montpellier, 13, 14 et 15 mars 2008), Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, 2012, p. 163-183 (« collection Mondes anciens »).

- « Pyrrhon d'Elis », in Dictionnaire des Philosophes antiques tome Vb, Paris, CNRS Éditions, 2012, p. 1749-1771.

- « Aspasios et les passions suprêmes », dans Prolongements et renouvellements de la tradition classique, Études réunies en l’honneur de Didier Pralon, A. Balansard, G. Dorival, M. Loubet éd., Publications de l’Université de Provence, 2011, p. 59-75.

- « Les mamelles de Tirésias : hermaphrodisme et métamorphose dans l’Antiquité gréco-romaine ». Les assises du corps transformé. Regards croisés sur le genre, Jacques Mateu, Mathieu Reynier, François Viala éds., Les Éudes Hospitalières, Collection À la Croisée des Regards, Bordeaux, 2010, p. 143-154.

- « Diérèse, exégèse et doxographie : découpage et dialectique dans quelques textes philosophiques antiques », dans Deviser, diviser Pratiques du découpage, poétiques du chapitre Cartes Blanches, 4. Sylvie Triaire et Patricia Victorin éd. , Montpellier, 2009, p. 53-74.

- « Les Phéniciennes d’Euripide. Présentation », in L’Information littéraire, 60e année janvier-mars 2008, n°1, p. 3.

- « Personnages mythiques et modèles moraux dans l'Éthique à Nicomaque d’Aristote », in Philomythia, Mélanges offerts à Alain Moreau (s. dir. Pierre Sauzeau et Jean-Claude Turpin), Montpellier : Presses universitaires de la Méditerranée, 2008, Collection Cahiers du GITA n°16-2008, p. 95-122.

- « La communauté des femmes et des enfants, proposition platonicienne et critique aristotélicienne », dans Stavros Perentidis (éd.), Sexualité et pouvoirs, "To Vima ton Koinonikon Epistimon" [La Tribune des sciences sociales],Volos 2005 (15 p. = 35000 signes).

- « Généalogie, parenté et paternité aux origines de la philosophie antique : la Théogonie d’Hésiode », in Actes du colloque international de Volos, Parenté, sexes et genres dans le monde grec de l’Antiquité à l’Age moderne, 19-21 juin 2003, Ausonius 2005, p. 143-153.

- « La problématique du tout et des parties dans le Contre les professeurs, plus particulièrement Contre les grammairiens et Contre les rhéteurs », in Actes de la Journée d’Études de Lille sur le Contre les Professeurs de Sextus Empiricus (15 mars 2003) Presses universitaires du Septentrion, Lille (15 p.).

- « L’allégorie, autrement dit », in L’Allégorie de l’Antiquité à la Renaissance Études sur l’allégorie antique (vol I des Actes du Colloque International L’Allégorie, de l’Antiquité à la Renaissance, Montpellier 10-13 janvier 2001) Champion, 2004, p. 7-20.

- « Allégorie et doxographie sceptique », in L’Allégorie de l’Antiquité à la Renaissance, Études sur l’allégorie antique (vol I des Actes du Colloque International L'Allégorie, de l’Antiquité à la Renaissance, Montpellier 10-13 janvier 2001) Champion, 2004, p. 243-253.

- « L’analogie technique dans la critériologie de Sextus Empiricus », dans Ars et Ratio, sciences, arts et métiers dans la philosophie hellénistique et romaine, Latomus, 273, 2003, p. 259-273.

- « Muthologia et ancienneté chez Platon », in Actes du Colloque International L’ancienneté chez les Anciens, Montpellier 22-24 novembre 2001, Publications de la Recherche, Université Paul-Valéry, Montpellier, 2003, vol II p. 443-455.

- « Enésidème », in Dictionnaire des Philosophes Antiques, Éditions du CNRS (Richard Goulet ed.) , volume III, Paris 2000, p. 90-99.

- « La magie d’Éros (Platon, Banquet) », dans les Actes du Colloque International La magie (L’Antiquité et ses prolongements), Montpellier 25-27 mars 1999, Publications de la Recherche, Université Paul-Valéry, Montpellier 2000, vol. I, p. 293-306.

 

Compte-rendus :

-Massimo Catapano,Sesto Empirico e i tropi della sospensione del giudizio  , Adolf.M. Hakkert, Amsterdam, 2018, 280 p. ISBN 9789025613372 in Revue des études anciennes, Recensions juillet 2021.

-Sextus Empiricus and Ancient Physics. Edited by Keimpe Algra and Katerina Ierodiakonou, Cambridge university Press, 2015, 433p. in Revue Philosophique de Louvain, volume 114,n° 2017.

- New Essays on Ancient Pyrrhonism. Edited by Diego E. Machuca (Philosophia Antiqua volume 126). Un vol. de xi-208 p. Leiden/Boston, Brill, 2011, in Revue Philosophique de Louvain, volume 111 n°1, février-mars 2013.

- Casey Perin, The Demands of Reason. An Essay on Pyrrhonian Scepticism, Oxford 2010, in Bulletin de philosophie ancienne publié par la Revue Philosophique de Louvain, volume 110 n°1, février 2012, p. 153-155.

- Lorenzo Corti, Scepticisme et langage, Paris, Vrin, 2009, in Bulletin de philosophie ancienne publié par la Revue Philosophique de Louvain, volume 110 n°1, février 2012, p. 155-157.

- Sabine Luciani, Temps et éternité dans l’œuvre philosophique de Cicéron, Paris, Presses de l’université Paris-Sorbonne, collection « Rome et ses renaissances », 2010, 460 pages, dans La revue philosophique n°136/3, année 2011 p. 405.

 

 

  • Hermeias d'Alexandrie, commentaire au "Ph?dre" de Platon : livre II, traduction et commentaire , Doctorat Études grecques et latines , depuis le
    31/10/2012
  • OTAL Milan,
    Philopon et la tradition ex?g?tique du "De Anima" , Doctorat Études grecques et latines , depuis le
    20/09/2012
  • DELPIERRE Aline,
    Edition, traduction et commentaire des fragments de Cl?anthe , Doctorat Études grecques et latines , depuis le
    25/09/2018
  • Pratiques ethique et philosophique des pythagoriennes. , Doctorat Études grecques et latines , depuis le
    12/11/2013
  • Les livres VI ? VIII du trait? des Simples de Galien. Histoire du texte et traduction annot?e , Doctorat Études grecques et latines , depuis le
    30/09/2016

Thèses sous la direction de Brigitte Pérez :

Thèse en préparation :

• Mme Delpierre Aline a obtenu en 2018 une Allocation doctorale  à l’université Paul Valéry  pour préparer une thèse intitulée

Édition, traduction et commentaire des fragments de Cléanthe

sous la direction conjointe de Mme Brigitte Pérez et de M. Jean-Baptiste Gourinat (Directeur de recherches au CNRS, UMR 8061, Paris-IV.

Thèses soutenues sous la direction de Brigitte Pérez  :

1)Mme Panagiota DAOUTI a soutenu le 27 novembre 2015  une thèse en cotutelle avec Madame Vana Nicolaidou de  l’Université Capodistria d’Athènes sous le titre : « Homère et Platon chez Maxime de Tyr ».

2) M. Milan OTAL, inscrit depuis 2012 et ayant obtenu un contrat doctoral auprès del'ED 58,  a soutenu en avril 2019, en vue de l’obtention du Doctorat d’Études grecques et latines, une thèse intitulée « Philopon et la tradition exégétique du De Anima ».

3) Mme Caterina MANCO inscrite en cotutelle avec le professeur Matteo Martelli de l'Université de Bologne a soutenu en 2020 une thèse consistant en une  traduction commentée du De simplicibus de Galien après avoir obtenu un Contrat Doctoral auprès de l’ED 58.