Soutenance de thèse

Le Vendredi, 15. novembre 2019 -
14:00 - 19:00
Salle des Actes à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 - Site Saint Charles

Monsieur Benoit LEFÈBVRE

Soutiendra vendredi 15 novembre à 2019 à 14 h

Salle des Actes à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 - Site Saint-Charles 1 -

une thèse de DOCTORAT

Discipline : Histoire spécialité Histoire ancienne

Titre de la thèse : Combattre de loin chez les Romains et leurs adversaires : des réalités du combat aux représentations culturelles (Ier siècle av. J.-C. – IIIe siècle apr. J.-C.)

Composition du jury :

  • Mme Agnès BÉRENGER, Professeure, Université Paul-Valéry Montpellier 3, directrice de thèse
  • M. François CADIOU, Professeur, Université Bordeaux Montaigne
  • M. Pierre COSME, Professeur, Université de Rouen
  • M. Michael SPEIDEL, Professeur, Université de Varsovie (Pologne)
  • Mme Catherine WOLFF, Professeure, Université d’Avignon et des Pays du Vaucluse, codirectrice de thèse

Résumé de la thèse

Il est commun d’affirmer que les Romains valorisaient le combat au corps-à-corps et méprisaient le combat de loin. Toutefois, les armes de jet (flèches, balles de fronde, javelots, pierres) ont joué un rôle important dans la guerre antique.

Depuis plusieurs décennies, l’histoire militaire se penche sur d’autres thématiques comme le corps combattant, l’expérience du combat ou encore le rapport entre la guerre et la culture d’une société. Cet intérêt suscite de nombreuses interrogations et fonde de nouvelles pistes de réflexion. C’est pourquoi nous appliquons ces thématiques de recherche à l’étude du combat de loin dans la guerre antique à l’époque romaine (Ier siècle av. J.-C. – IIIe siècle ap. J.-C.).

Les Romains avaient recours aux projectiles dans diverses circonstances, contre différents ennemis et plus fréquemment qu’on ne le pensait. La puissance des armées romaines reposait en partie sur leur capacité à intégrer des tactiques et des armements de différents peuples. Cette intégration fut à l’origine d’une évolution de l'art de la guerre mais aussi des réflexions romaines autour de celle-ci.

Notre analyse se fonde en partie sur une approche culturelle de l’histoire militaire et plus précisément sur les rapports qui unissent pratiques militaires et représentations culturelles. En effet, les représentations ont pu influencer les pratiques (par exemple, les tactiques et les manières de combattre) mais l'inverse est tout aussi vrai. L'étude de ces rapports nous aide à comprendre toute la complexité de la guerre romaine.

Ces recherches visent à remettre en question certaines idées reçues. Premièrement, l’aspect de la bataille romaine, l’armement et l’équipement des unités et des combattants étaient en réalité beaucoup plus variés. Les sources montrent notamment que l’utilisation des projectiles se diffuse au sein des armées romaines pendant notre période. Deuxièmement, les représentations de ces armes et des combattants qui les utilisent ne se réduisent pas à un discours négatif hérité des Grecs. En effet, les Romains ont à plusieurs reprises valorisé les projectiles, et les archers, frondeurs et lanceurs de javelots ont su trouver leur place dans l’art de la guerre romain et plus généralement antique.