Soutenance de thèse

Le Vendredi, 19. avril 2019 - 0:00
Salle des Actes à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 - Site Saint Charles

Monsieur Milan OTAL

Soutiendra vendredi 19 avril 2019 à 9 h 30

Salle des Actes à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 - Site Saint-Charles 1 -

une thèse de DOCTORAT

Discipline : Études grecques et latines

Titre de la thèse : Philopon et la tradition exégétique du De Anima

Composition du jury :

  • Mme Maria Jesus HERMOSO FÉLIX, Maîtresse de conférences, Université de Valladolid (Espagne)
  • Mme Isabelle KOCH, Maîtresse de conférences habilitée, Université d’Aix-Marseille
  • M. Philippe LE MOIGNE, Professeur, Université Paul-Valéry Montpellier 3
  • Mme Brigitte PEREZ-JEAN, Professeure, Université Paul-Valéry Montpellier 3, directrice de thèse
  • M. José Maria ZAMORA CALVO, Université autonome de Madrid (Espagne)

Résumé de thèse :

Sous le nom de Jean Philopon nous sont parvenus deux commentaires au De anima, l’un en grec, l’autre dans une traduction latine médiévale. Ces deux ouvrages nous permettent de rendre compte de la gnoséologie telle qu’elle était enseignée dans l’école néoplatonicienne d’Alexandrie à l’aube du VIe siècle. Ils jettent aussi un éclairage nouveau sur la transmission des textes et permettent de questionner la méthode exégétique de leur auteur. Nous avons donc sélectionné dans ces commentaires trois sections qui concernent la connaissance rationnelle (le Prologue, le Livre III et le De intellectu) et en fournissons une traduction. Nous y avons joint des notes qui montrent le lien avec les autres œuvres de Philopon et sa lecture d’Ammonius, ainsi qu’un commentaire sous forme d’introduction. Ces trois textes permettent en effet de mettre en relief, au sein d’une même tradition exégétique, les innovations philosophiques, notamment dans le traitement original de la faculté représentative ou de la partie attentive de l’âme rationnelle (προσεκτικόν) qui traverse toutes ses autres activités cognitives et vitales. Il s’agit avant tout de rendre accessible une pensée peu connue de la fin du paganisme, influente aussi bien dans le monde byzantin (Michel Psellos), arabe (al-Kindi) que latin (Thomas d’Aquin).